samedi 15 mars 2008

Bientôt la remontée










Tout ayant une fin, y compris et surtout les meilleures choses, il va falloir songer à regagner le nord du Maroc. Dans deux jours, c'est a dire le 17 mars, nous franchissons la frontière sénégalo-mauritannienne. Ne restera "plus" que 4500 km pour rejoindre Tanger. Il fait toujours aussi chaud au Sénégal, que nous avons visité partiellement faute de temps. Ce n'est que partie remise. Nous aurons l'occasion de découvrir la partie Est ainsi que la Casamance une autre fois. La Land rover nous a emmenés jusqu'à la frontière avec la Gambie, dans la région du Sine Saloum, magnifique soit dit en passant. Aujourd'hui 15 mars, nous sommes revenus à St-Louis. Contrairement à l'aller, nous allons franchir la frontière à Rosso, repaire de tous les brigands parait-il. Impossible de faire autrement car nous avons besoin de visas pour la Mauritanie, que nous nous contenterons de traversercette fois encore. Dommage car le désert est magnifique.

dimanche 9 mars 2008

Sénégal : c'est chaud !








Bonjour à tous,

Le périple au Sénégal se poursuit. Doucement, à la vitesse des Sénégalais. Il faut dire que le temps ne prête pas aux performances : 40° à l'ombre...sauf qu'il n'y en a pas beaucoup. Nous sommes une centaine de kilomètres au sud de Dakar, sur la côte aAtlantique. Nous n'allons pas tarder à rentrer dans les terres, histoire de voir le vrai Sénégal, celui des paysans. En attendant de vous raconter la suite, voici un échantillon d'images glanées çà et là.
A bientôt et merci de nous suivre, fût-ce virtuellement


Martine et Bertrand

lundi 3 mars 2008

ça y est !










Il parait qu'il faut toujours avoir un but dans la vie. Dans le milieu professionnel, on appelle cela un objectif. Le notre, aussi modeste soit-il, était d'atteindre le Sénégal. Nous sommes à Saint-Louis depuis le 2 mars en soirée, après une descente ultra rapide de la Maritanie. Il ne nous a fallu que deux jours pour la traverser, grâce à la piste goudronnée reliant le nord du pays à la capitale, Noutckchott. Nous n'avons quasiment rien vu la Mauritanie évidemment, mais mieux valait ne pas tenter le diable. Le diable en question ayant cette fois les traits de la nébuleuse al qaïda. Toujours est-il qu'il n'y plus guère de voyageurs à emprunter ce pays depuis l'assassinat des Français fin décembre. A Nouadhibou, nous avons partagé la soirée avec quatre jeunes Américains qui font un tour du monde en deux ans, deux Belges et deux Polonais. Butin encore plus maigre à Nouackchott où nous faisons la connaisance d'un retraité Belge et d'un couple d'Anglais. Y avait-il réellement danger à entrer en Mauritanie ? Les Mauritaniens eux mêmes sont partagés entre la piste offcielle, celle de l'attentat politico-religieux, et l'acte de banditisme récupéré pour d'obscures raisons d'Etat. Bref, on ne saura jamais la vérité, sinon que l'accueil des Mauritaniens est toujours aussi agréable. Exception faite des policiers, gendarmes et douaniers qui font de la course au backchich leur occupation favorite. Dommage car cela gâche l'image d'un pays. Les premiers contacts avec les autorités sénégalaises sont plutôt sympathiques. Ceux qui demandent un "cadeau" le font avec le sourire et tellement de naïveté que cela en devient drôle. On verra dans les jours prochains.






Ceci dit, il faut bien parler du temps qu'il fait. Nous avons enfin chaud ! Depuis le sud du Sahara occidental, le soleil est avec nous. A St-Louis, il ait un bon 40° à l'ombre. On se repose quelques jours dans les environs, puis on change de région. Car mine de rien, la voiture n'a pas arrêté de rouler depuis que nous sommes partis, à l'exception des traversées maritimes. Et puis il faudra bien penser à la remontée. Nous devons être à Tanger le 26 mars, c'est à dire quelque 4000 km plus au nord. Quel métier ! Quand on pense qu'il y en a qui croient que l'on est en vacances...

mardi 26 février 2008

rendez-vous au Sénégal





Bonjour à tous,
Tunis-Gênes : 22 heures de traversée…Sète-Tanger : 40 heures (au lieu de 36)…Nous avons eu notre dose de bateau ces jours derniers. Traversées néanmoins agréables, notamment la deuxième, qui confirme ce que nous pensions en 2006 après un retour Nador-Sète : rien que le fait d’éviter la traversée de l’Espagne, soit 1200 km , vaut le surcoût. Nous voici donc au Maroc. Aujourd’hui 25 février, nous sommes à Sidi Ifni, au sud d’Agadir. Déjà au sud en effet. Après mûre réflexion, et dans la mesure où Paul a décliné l’invitation de parcourir un bout de chemin en notre compagnie, nous avons décidé de poursuivre le programme initial. Dès demain, nous continuons la route vers la frontière mauritanienne. Un cordon de bitume recouvert de sable çà et là, le long de l’Atlantique sur une distance de 1500 km. Rassurez-vous, nous allons rester le minimum de temps en Mauritanie. Juste le temps de filer droit vers le sud via la nouvelle route goudronnée. Du moins jusqu’à Nouatchott, la capitale. Ne restera que deux à trois cents km pour gagner la frontière sénégalaise. Nous avons croisé des voyageurs qui ont fait le trajet inverse ces jours-ci, sans qu’ils aient ressentis le moindre danger. Au contraire, la plupart des Mauritaniens s’excusaient quasiment de l’attentat contre des Français fin décembre. Sauf souci, la descente de la Mauritanie devrait prendre trois jours tout au plus, ce qui nous laissera plus de temps pour visiter le Sénégal. On vous en reparlera d’ici là.
Autrement, tout va pour le mieux. Ce serait même parfait s’il faisait un peu meilleur au Maroc. Les trois premiers jours ont été plus qu’humides. Nous avons eu droit à un orage à Meknès. Il paraît qu’il pleut depuis une quinzaine de jours de façon quasi ininterrompue. On veut bien le croire, il suffit de voir la couleur de l’eau charriée par les oueds. Ce n’est qu’aujourd’hui que nous avons pu ôter les pulls, alors qu’il fait 38° en ce moment au Sénégal. Un peu de patience ! Espérons seulement que les prochains jours seront moins chargés en évènements que ce 25 février. La vision d’un face à face entre deux camions sur la route Agadir-Tiznit n’est pas franchement celle que l’on espère en venant dans ce pays. Il suffit toutefois de voir comment ils conduisent pour expliquer l’hécatombe. Conséquence de quoi, les radars fleurissent sur le bord des routes. De belles jumelles « made in France » à travers desquelles personne ne passe. Pas même nous, flashés à 75 km/h à l’entrée de Sidi Ifni, au lieu de 60. Notre premier excès de vitesse constaté, nous a toutefois coûté 400 dirhams, soit 35 euros. C’est moins cher payé qu’en Sarkozie, et d’autant moins que l’on garde tout ses points sur le permis.
Sur ce, on va aller se balader sur la plage et écouter le bruit que fait le vent dans les palmiers. On sait, il y a plus constructif à faire, mais on n’a pas trouvé mieux, ni plus agréable.
A un autre tantôt comme on dit chez nous ;
Martine et Bertrand

lundi 11 février 2008

2ème Transtunisienne - ultimes réglages


Un grand bonjour tout d’abord aux participants de la 2ème Transtunisienne. Pendant que le président et la secrétaire de l’association s’amusaient dans les déserts libyens, l’ami François s’escrimait à régler les derniers détails. Le programme a quelque peu changé depuis notre départ de France. Au lieu de la bouce prévue autour de Ksar Ghilane, c’est à une véritable découverte de la Tunisie à laquelle les participants auront droit. A leur demande d’une part, mais rendue possible parce qu’épreuve durera deux jours de plus que prévu. Tandis que les quads arriveront de Neufchâtel-En-Bray, via un camion de 19 tonnes, leurs propriétaires les retrouveront après un court vol aérien qui les ménera de Roissy à Tozeur. C’est dans cette ville que François, Jean-Christophe, chargé de l’intendance, Paul , Bertrand et Martine, les attendront, le vendredi 11 avril aux alentours de midi. Le temps de descendre les quads du camion, de se préparer, puis l’aventure débutera. Enfin, pas tout à fait car ce vendredi après-midi ne sera qu’une étape de liaison entre l’aéroport et le début du road-book, lequel commence 100 km plus au nord, à Gafsa. Après une nuit réparatrice en bivouac, à la manière des touareg, il sera temps de penser aux choses sérieuses.
Samedi 12 avril : La première vraie étape ne fait pas dans la demi-mesure : 86 km de route et 192 de piste entre Gafsa et Matmata. Ce que la Tunisie fait de mieux en terme de paysage. Nous serons logés dans un hôtel typique de la région, mais plutôt surprenant. Surprise !
Dimanche 13 avril : La seconde étape reliera Matmata à Tataouine (129 km), ville mythique s’il en est. " Bout du monde " dans le langage populaire, cette ville est entourée du désert tunisien. Toutefois, avant d’y arriver, il faudra slalomer entre les massifs du Jebel Zmertène. L’étroitesse des chemins n’autorise guère le hors piste, ceci dit la qualité des paysages compense largement. Sauf haltes prolongées ou souci quelconque, nous devrions pouvoir visiter Tataouine dans l’après-midi, déguster la spécialité de la ville, la célèbre corne de gazelle, et écrire des cartes postales aux amis et à la famille restés dans les frimas de la France. Il serait impensable de ne pas céder à la tradition, comme celle de se faire photographier devant le panneau d’entrée de ville. Diner et repos à :hôtel de la gazelle.
Lundi 14 avril : Tataouine-Ksar Ghilane, soit 110 km de pistes diverses et variées. Tantôt cassante, tantôt recouverte des premières dunes. Etape tracée ces jours-ci par Bertrand et Martine, qui privilègie la navigation. Nombreuses possibilités de hors piste. Bref, de quoi s’amuser avant d’atteindre l’oasis de Ksar Ghilane où nous serons hébergés au campement du Paradis, lequel porte bien son nom. Après le diner, les plus courageux tenteront une sortie en nocturne dans les dunes. Les autres se contenteront de flemmarder à l’ombre d’un palmier, voire iront se coucher sous la tente nomade.
Mardi 15 avril : une boucle autour de Ksar Ghilane. Autrement dit dans les grandes dunes puisque l’on n’a pas le choix. Pas de road book à suivre, juste une virée dans le sable à perte de vue. Après l’effort, le réconfort ! La source d’eau chaude est prévue à cet effet, à moins que certains ne préfèrent l’ombre de la palmeraie. En tout état de cause, la fatigue commencera à se faire sentir et il faudra garder des forces pour le lendemain ;
Mercredi 16 avril : il y avait deux solutions pour aller de Ksar Ghilane à Douz : la route récemment goudronnée tracée à tavers le désert, ou bien le désert. Devinez laquelle nous avons choisi ? La distance est quasiment identique, soit 150 km, mais la seconde est autrement plus intéressante. Des dunettes à n’en plus finir, une piste qui disparaît et réapparaît au gré des tempêtes de sable, bref une belle étape de navigation. Un seul impératif : boucler les 147 km dans la journée. Ce n’est pas gagné d’avance, croyez-en notre expérience. Ce serait toutefois dommage de ne pas profiter de la maison d’hôtes de l’ami Mohammed, en plein cœur de la palmeraie de Douz.
Jeudi 17 avril : De Douz à N efta, les pistes ne sont pas nombreuses. Et pour cause, car entre ces deux villes célèbres pour leurs palmeraies, se trouve le chott el jerid, vaste étendue de sel que l’on ne traverse qu’à certaines périodes de l’année, et en certains endroits sous peine d’enlisements irrémédiables. La croute de sel devrait être praticable en avril. Après des dizaines de kilomètres dans la pureté d’un blanc éclatant, l’arrivée dans la palmeraie de Nefta est d’autant plus appréciée. Repas et hébergement se feront à quelques kilomètres de Nefta, à Tozeur précisément. Tout ayant une fin, surtout les bonnes choses, il faudra bien songer à regagner la grisaille du Pays de Bray. On aura la nuit de jeudi à vendredi pour se souvenir de tous les bons moments passés ensemble. Les bons moments, mais aussi les quelques galères, inévitables dès lors que l’on s’engage dans ce genre d’aventure.
Les quads remonteront tranquillement par la route. Lorsque les participants à cette 2ème Transtunisenne les récupèreront à Neufchâtel, ce sera alors l’occasion de se remémorer ces jours heureux passés ensemble. Et rêver, pourquoi pas, à un prochain périple. Car c’est bien là que réside le danger : avoir envie d’y retourner le plus rapidement possible.

jeudi 7 février 2008

suite et fin


quelques photos encore






Pour le plaisir des yeux comme ils disent ici !
Rappel : cliquer sur les photos pour les agrandir)